Marie-Ange Nguci & ONBA

Jeudi 3 et vendredi 4 décembre à 20h

Auditorium de Bordeaux

Pianiste précoce, Marie-Ange Nguci quitte son Albanie d’origine pour s’installer en France, où elle est admise à l’âge de 13 ans au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Trois ans plus tard, elle y obtient son Master de piano avec la mention Très Bien à l’unanimité, lui permettant de poursuivre ses études en Diplôme d’Artiste interprète, Master d’Analyse musicale et Musicologie, et Master de Pédagogie.

Admise à 18 ans en Doctorat à la City University of New York puis à l’Université Paris-Sorbonne, Marie-Ange Nguci est présentée dans l’édition française de Vanity Fair comme l’une des jeunes personnalités les plus prometteuses, et se voit révélée à l’attention du public par la sortie de son premier album En Miroir, réalisé pour le label Mirare. Dédié à un portrait-croisé d’œuvres pour piano des compositeurs C. Franck, J.S. Bach, C. Saint- Saëns et Th. Escaich, personnalités emblématiques d’une lignée de compositeurs ayant compté parmi les plus grands organistes et improvisateurs de leur temps, cet enregistrement a été récompensé par un prestigieux « Choc de Classica de l’année 2018 » et s’est vu chaleureusement salué par la presse. Tel que le décrit le magazine Classica : « PUR DIAMANT. Chacune des facettes de son talent dément son âge : la pianiste Marie-Ange Nguci, vingt ans, offre un joyau où virtuosité rime avec musicalité et inventivité […] Chaque œuvre du programme est interprétée avec une puissance visionnaire […] Bien plus qu’un talent prometteur : une artiste accomplie. »

Marie-Ange Nguci est invitée à se produire dans des salles telles que la Philharmonie de Paris, le Théâtre des Champs-Elysées, la Cité de la Musique, la Salle Cortot ou La Scala à Paris, le Palais de l’Athénée à Genève, ou le Royal Albert Hall à Londres. Elle est régulièrement l’invitée de nombreux festivals parmi lesquels le Festival de piano de La Roque d’Anthéron, La Folle Journée de Nantes, de Tokyo et d’Ekaterinburg, le Festival Piano aux Jacobins, le Festival Radio France de Montpellier, le Festival de la Grange de Meslay, le Festival Chopin de Bagatelle, l’Esprit du Piano à Bordeaux, le Festival Chopin à Nohant, le Festival Musiq’3 à Brussels, le Kissinger Sommer de Bad Kissingen, la Beethovenfest Bonn, la Musikmesse Frankfurt, le Klavierfestival Essen, le Gstaad Menuhin Festival, l’International Keyboard Institute and Festival de New York, le Ravinia Festival de Chicago.

Après avoir remporté son premier concours international (Premier Prix, Lagny-sur-Marne, France, 2011), Marie-Ange Nguci reçu de nombreuses autres distinctions, dont le Premier prix du MacKenzie Awards International Piano Competition 2015 à New York et le Prix Charles Oulmont pour la Musique, ou le Grand Prix du Jury de la Société des Arts de Genève 2018. Elle est également lauréate de la Yamaha Music Foundation, la Fondation Meyer, l’International Academy of Music in the Principalty of Liechtenstein, l’ADAMI et la Fondation L’Or du Rhin, ainsi que du projet « L’Europe du Piano ».

Son répertoire est très vaste, et s’étend des baroques, classiques et romantiques, jusqu’aux contemporains – particulièrement attentive à la musique de notre temps, Marie-Ange Nguci a travaillé auprès de compositeurs tels que Thierry Escaich, Bruno Mantovani, Graciane Finzi, Pascal Zavaro ou Karol Beffa pour préparer l’interprétation de leurs œuvres.

Sans cesse curieuse aussi bien musicalement qu’intellectuellement, Marie-Ange Nguci est par ailleurs titulaire du Certificat d’Aptitude de Professeur et d’un Prix d’Ondes Martenot, décernés par le CNSMDP, et pratique également orgue et violoncelle. Une année passée à la renommée Universität für Musik und Darstellende Kunst de Vienne lui permet de s’initier à l’art de la direction d’orchestre.

Shchedrin
Concerto pour orchestre n°1
« naughty limericks »

Rachmaninov
Rhapsodie sur thème de Paganini op. 43
Symphonie n°3 op. 44

Trois chefs-d’œuvre du XXe siècle !
Pianiste hors pair, Rachmaninov rendait hommage en 1934 à la diabolique virtuosité de Paganini. Expression ultime de Romantisme tardif colorant les dernières pièces du compositeur tout comme la 3e Symphonie composée en 1936 aux États-Unis, témoignant de la force de sa personnalité, entre rigueur de la tradition (par l’opposition de climats thématiques notamment et l’effectif hors normes) et l’usage prononcé de la percussion, portant clairement le sceau de sa patrie d’adoption.
Avec son atypique 1er concerto Naughty limericks (Poème humoristique), Rodion Shchedrin, livrait, avec un zeste d’irrévérence, une pièce brillante, parsemée d’humour et d’effets sonores les plus inattendus.