Édito

Une exigence maintenue !

La résistance est chose collective en matière de piano. Après d’autres grandes manifestations de l’été ou de la rentrée, L’Esprit du Piano est au rendez-vous avec, malgré les effets de la crise sanitaire, une 11e édition dans la continuité de la politique artistique qui l’a hissé en une décennie au sommet des festivals de piano français.

12 concerts comme l’an passé : parmi ceux-ci le public aura le bonheur de retrouver des stars du clavier telles qu’Elisabeth Leonskaja, Mikhaïl Pletnev ou Nikolaï Luganski, trois magnifiques représentants de l’école de piano russe.

L’ouverture à la jeune génération fait depuis toujours partie des exigences de l’Esprit du Piano; elle s’exprime cette fois avec des talents aussi incontestables que ceux de Florian Noack, Lucas Debargue ou Dan Tepfer en jazz.

Une autre admirable jeune pianiste en plein envol, Marie-Ange Nguci, est elle aussi présente, aux côtés de l’Orchestre National Bordeaux Aquitaine dirigé par Paul Daniel. Toutes les forces musicales bordelaises sont d’ailleurs impliquées puisque l’on retrouve en outre le Chœur de l’Opéra et Salvatore Caputo en compagnie de Jean-Baptiste Fonlupt.

Le Festival propose des rendez-vous plus inattendus : une célébration d’Antoine Reicha – né il y a 250 ans comme Beethoven – sous les doigts d’Ivan Ilic‘, un récital de l’inclassable Dimitri Naïditch à Sciences Po, un dialogue entre les Nocturnes de Chopin par Bruno Rigutto et les créations des vidéastes Axel Arno et Maurice Salaün et, enfin, puisque le chant demeure le guide suprême, un merveilleux bouquet de mélodies françaises par le complice duo formé de Sabine Devieilhe et Alexandre Tharaud.

 

 

Esprit du piano 2020